La Douleur Chronique

Qu’est-ce que la douleur?
Tout être humain connaît la douleur. Elle est un signal d’alarme du corps qui indique une blessure ou une maladie. La douleur est une expérience sensorielle désagréable, perçue plus ou moins fortement selon la personne.

Comment la douleur naît-elle?
Presque partout dans le corps humain se trouvent des récepteurs de la douleur (appelés nocicepteurs) qui peuvent capter et transmettre des messages sur des lésions des tissus. De sensibilité variable, ils réagissent p. ex. à la pression, à l’extension, à la température, etc. Les stimuli douloureux (appelés aussi stimuli nociceptifs) sont transmis du point d’origine à la moelle épinière par des fibres nerveuses spéciales. De là, les informations aboutissent au cerveau, par différentes voies de transmission de la douleur, où elles provoquent diverses réactions, comme p. ex. une forte augmentation de la sudation ou l’accélération du rythme cardiaque.

Douleurs aiguës et douleurs chroniques
Les douleurs aiguës constituent un phénomène utile de notre corps et remplissent une importante fonction d’alarme et de protection qui indique que quelque chose n’est pas normal. Le corps réagit aux douleurs et essaie de prévenir ou limiter les affections par des contre-mesures. Un exemple bien connu: au contact d’une plaque brûlante, nous retirons immédiatement notre main, par réflexe, avant même de ressentir réellement la douleur. Les douleurs aiguës sont limitées dans le temps et peuvent le plus souvent être soignées avec succès, en traitant la cause.
La douleur perd cette fonction d’alarme lorsqu’elle devient chronique. Les douleurs chroniques usent physiquement le patient et peuvent envahir complètement ses pensées ainsi que son monde sensoriel et émotionnel. Elles finissent par lui peser davantage que leur cause première.

Qui sommes-nous ?

La genèse de l’APD

L’APD, Association suisse pour Personnes souffrant de Douleur chronique, s’est fixé comme objectif d’aider les patients qui s’adressent à elle dans le but de diminuer le plus possible et au plus vite leur douleur. À côté de cette aide directe, nous proposons aussi aux proches, médecins et thérapeutes, une assistance, un forum de discussion et le transfert de données pour tout ce qui relève du thème de la « douleur chronique ». Des publications propres et générales,ainsi que notre bureau et les différentes personnes qui conseillent les patients, nous servent de structure. A cet égard, notre site Internet nous semble également très important – surtout le forum! Nous espérons que vous aussi, vous profiterez largement de cette offre. Et en cas de besoin, n’hésitez pas à nous faire part de vos réactions et propositions.

Merci beaucoup

 

APD Association suisse
pour personnes souffrant
de douleurs chroniques
Klingental 15
CH-4058 Basel
Tél.: 061 691 87 77
Fax: 061 683 87 76

 

L’adhésion à l’APD:avantages pour les patients et leurs proches

En devenant membre de l’APD, vous bénéficiez des avantages suivants:

  • renseignements et conseils gratuits
  • échange d’expériences
  • propositions de démarches pour le traitement
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Le diagnostic de la Douleur Chronique ou non

Le diagnostic de la douleur, fondement de la thérapie

Pour le médecin, il est difficile d’évaluer l’intensité des douleurs éprouvées par son patient. La douleur est subjective. D’une personne à l’autre, un stimulus douloureux identique est ressenti avec une intensité différente.
Toutefois, le médecin dispose de plusieurs outils qui lui facilitent le diagnostic. Tout d’abord, il questionne abondamment le patient,
p. ex. à l’aide de questionnaires standardisés sur lesquels la personne peut indiquer l’endroit où elle ressent ses douleurs, mais aussi la manière dont elle les ressent (brûlantes, aiguës, sourdes, etc.), et par ailleurs décrire son état de santé. Le médecin s’enquiert aussi des éventuelles affections secondaires et de l’environnement social, ainsi que de l’état psychologique du patient.

Pour évaluer l’intensité de la douleur, le médecin et le patient peuvent se servir d’un petit outil appelé échelle visuelle analogique (EVA).

Cette réglette possède un curseur que le patient peut déplacer pour indiquer avec quelle intensité il ressent sa douleur. Au dos, la réglette est graduée de 1 à 10, ce qui permet au médecin de relever l’intensité de la douleur. L’échelle visuelle analogique s’avère surtout utile en cours de traitement, lorsqu’il s’agit d’évaluer la réussite d’une thérapie.

Par ailleurs, un journal tenu par le patient constitue un outil précieux. Il y consigne l’intensité de la douleur, mais aussi son état de santé à la date correspondante.

Ces informations permettent notamment d’identifier les facteurs qui influencent la douleur.
Le diagnostic de la douleur comprend également un examen médical complet et éventuellement des analyses sanguines et autres en laboratoire.
C’est seulement sur la base de ces résultats que le médecin peut établir un bon diagnostic et proposer au patient d’entamer une thérapie appropriée.

Les causes de la douleur

Les causes de la douleur

Les nombreuses personnes souffrant de douleurs chroniques et traitées avec succès partagent l’avis des spécialistes: pour chaque type de douleur, il existe désormais des médicaments et traitements tout à fait supportables qui facilitent la vie des patients. Nous allons cependant décrire ici les causes les plus fréquentes de la douleur, avant d’aborder les formes de thérapies possibles.

Les maux de tête: Tout le monde a déjà ressenti, à l’occasion, cette douleur battante dans la tête. Notons toutefois qu’environ un 15% de la population suisse souffre de maux de tête chroniques (migraines).

L’ostéoporose: A partir de 50 ans, une femme sur quatre est confrontée à des douleurs
permanentes suite à des fractures multiples dues à la porosité des os.

 

Les douleurs nerveuses: Quelques 10% de tous les diabétiques souffrent de douleurs qui tapent sur les nerfs: des complications tardives du diabète endommagent la structure nerveuse et provoquent de fortes douleurs. Les douleurs nerveuses surviennent aussi avec le zona, les amputations (douleurs fantômes), etc.

Les maux de dos:
Actuellement, ce phénomène de société, où le dos en a plein le dos, est un des maux les plus fréquents. 10% des personnes concernées souffrent de maux de dos chroniques.

L’arthrose: Le corps se raidit lentement, mais sûrement. Comme l’arthrose est incurable, le traitement de la douleur est primordial.

Les rhumatismes: Chaque mouvement devient un supplice. Cette affection concerne environ la moitié de tous les adultes au cours de leur vie, mais aussi de plus en plus de jeunes.

Le cancer: En moyenne, 70% des patients atteints d’une tumeur à un stade avancé souffrent de douleurs très intenses.

Les douleurs chroniques ont des causes extrêmement variées. Le plus souvent, ce sont des douleurs concernant l’appareil moteur.

La mémoire de la Douleur

La mémoire de la douleur

Lorsqu’en cas d’absence ou d’insuffisance de traitement antidouleur, les signaux de douleur se répètent constamment et que des stimuli très douloureux ne cessent de traverser les fibres nerveuses. Celles-ci peuvent alors se modifier durablement. Elles se « souviennent » de la douleur et constituent, comme nous l’avons déjà évoqué au début, une mémoire de la douleur. Conséquence: même des stimuli légers, comme le contact, la chaleur ou l’extension, sont brusquement ressentis comme douloureux. Mais les stimuli douloureux peuvent aussi être transmis sans influence extérieure. Alors, la douleur a perdu sa fonction utile pour devenir une affection à part entière, à savoir une douleur chronique.

Comment le corps traite-t-il la douleur?

Des stimuli très douloureux et constants modifient à long terme les fibres nerveuses. Les nerfs concernés deviennent hypersensibles et signalent même de légers stimuli ou contacts comme douleurs lorsqu’ils arrivent au cerveau.

 

 

C’est au niveau du cerveau que notre corps traite véritablement la douleur. Celle-ci y est perçue alors consciemment, par la reconnaissance de son lieu d’origine, son intensité et sa durée. L’apparition de la douleur est stockée comme expérience. D’autres facteurs, comme p. ex. l’état émotionnel au moment de la sensation de douleur, influencent le traitement ultérieur de la douleur.

Les stimuli douloureux sont perçus par des récepteurs de signaux de douleur et transmis à la moelle épinière par des voies nerveuses

 

Lorsqu’une douleur survient, un réflexe de protection se déclenche dans la moelle épinière (p. ex. le retrait de la main au contact d’une plaque brûlante). De fines fibres nerveuses de la moelle épinière transmettent les signaux de douleur au cerveau de manière électrique et par certains messagers (les neurotransmetteurs).

Qu’est-ce que la Douleur ?

Qu’est-ce que la douleur Chronique ?

Tout être humain connaît la douleur. Elle est un signal d’alarme du corps qui indique une blessure ou une maladie. La douleur est une expérience sensorielle désagréable, perçue plus ou moins fortement selon la personne.

Comment la douleur naît-elle?

Presque partout dans le corps humain se trouvent des récepteurs de la douleur (appelés nocicepteurs) qui peuvent capter et transmettre des messages sur des lésions des tissus. De sensibilité variable, ils réagissent p. ex. à la pression, à l’extension, à la température, etc. Les stimuli douloureux (appelés aussi stimuli nociceptifs) sont transmis du point d’origine à la moelle épinière par des fibres nerveuses spéciales. De là, les informations aboutissent au cerveau, par différentes voies de transmission de la douleur, où elles provoquent diverses réactions, comme p. ex. une forte augmentation de la sudation ou l’accélération du rythme cardiaque.

Douleurs aiguës et douleurs chroniques

Les douleurs aiguës constituent un phénomène utile de notre corps et remplissent une importante fonction d’alarme et de protection qui indique que quelque chose n’est pas normal. Le corps réagit aux douleurs et essaie de prévenir ou limiter les affections par des contre-mesures. Un exemple bien connu: au contact d’une plaque brûlante, nous retirons immédiatement notre main, par réflexe, avant même de ressentir réellement la douleur. Les douleurs aiguës sont limitées dans le temps et peuvent le plus souvent être soignées avec succès, en traitant la cause.
La douleur perd cette fonction d’alarme lorsqu’elle devient chronique. Les douleurs chroniques usent physiquement le patient et peuvent envahir complètement ses pensées ainsi que son monde sensoriel et émotionnel. Elles finissent par lui peser davantage que leur cause première.

Comment continuer à vivre avec une douleur chronique ?

Vivre avec une Douleur Chronique

 

Les points suivants présentent des comportements qu’une personne souffrant de douleurs chroniques peut adopter pour rendre sa vie plus agréable. Il s’agit d’expériences personnelles du Président Felix K. Gysin, étayées par les connaissances qu’il a acquises lors de ses nombreux entretiens avec des patients!

  • Essayez d’accepter que vous avez des douleurs
    … donc préparez-vous et adaptez-vous à la douleur!
  • N’hésitez pas à montrer de temps à autre que vous continuez à vous battre
    … donc faites sentir votre combativité à votre entourage!
  • Fixez-vous des objectifs précis dans le travail, les loisirs et la vie sociale
    … donc cherchez éventuellement de nouveaux défis!
  • Organisez votre quotidien de manière raisonnable
    … donc dosez vos activités pour que la douleur ne vous freine pas!
  • Essayez de vous maintenir en bonne condition physique
    … donc essayez de garder vos muscles forts et souples!
  • Accordez-vous régulièrement des exercices d’assouplissement
    … donc protégez-vous du stress et de l’agitation!
  • Prenez régulièrement vos médicaments
    … donc évitez d’avoir envie de «plus»!
  • Laissez votre famille soutenir seulement votre comportement sain
    … donc évitez la pitié
  • Soyez franc avec votre médecin et ne demandez rien d’impossible
    … donc aidez-le par des informations détaillées!

 

Contacts possibles

Ici, nous voudrions attirer tout particulièrement votre attention sur le rôle de notre association de patients. Des personnes qui souffrent de douleurs similaires, mais aussi des individus qui possèdent plusieurs années d’expérience dans l’accompagnement de patients souffrant d’une douleur chronique peuvent vous aider à trouver la bonne voie ou vous accompagner, si vous le souhaitez. Vous trouverez notre adresse de contact en dernière page de cette brochure d’information.

Bien sûr, nous ne sommes pas les seuls à proposer de l’aide. En principe, tous les médecins, pharmaciens et thérapeutes s’efforcent de guérir ou, du moins, de soulager au mieux les personnes souffrant de douleurs chroniques. Néanmoins, pour que vous trouviez la bonne thérapie ou le bon spécialiste, nous vous recommandons de contacter votre médecin traitant pour chercher avec lui la solution qui vous convient. Soulignons une nouvelle fois que dans cette recherche, vous jouez vous-même un rôle capital, davantage encore pour les douleurs chroniques que pour les douleurs aiguës.

Même si, contrairement à ce qui se passe par exemple en Allemagne, le « médecin antidouleur » n’est pas encore reconnu comme spécialiste à part entière en Suisse, de nombreux médecins se sont tout de même formés dans ce domaine et ont obtenu entre-temps d’excellents résultats, parfois grâce à une expérience longue déjà de plusieurs années. A juste titre, des psychologues et psychiatres sont aussi régulièrement associés à la thérapie, puisqu’une situation douloureuse qui dure (trop) longtemps finit toujours par avoir des effets négatifs sur l’état psychologique de la personne!

Grâce aux progrès considérables réalisés dans le domaine scientifique, il existe actuellement des thérapies qui s’attaquent véritablement à la racine des douleurs chroniques. Conclusion: la plupart des personnes souffrant de douleur chronique peuvent désormais bénéficier d’une aide vraiment efficace et se voir ainsi guéries ou du moins fortement soulagées de leurs souffrances!

Traitement de la Douleur par méthodes thérapeutiques invasives

Les méthodes thérapeutiques invasives

Selon les spécialistes du traitement antidouleur, quelque 80% des douleurs chroniques peuvent être traitées de façon satisfaisante par une thérapie médicamenteuse accompagnée de mesures complémentaires.

Ce taux de réussite est élevé. Avant d’envisager d’éventuelles méthodes dites invasives, vous devez donc demander des conseils bien précis pour savoir si toutes les autres formes thérapeutiques ont été examinées. En cas de doute, même votre médecin comprendra que vous consultiez un confrère, pour avoir un second avis! Mais qu’en est-il des 20% restants?

Ces cas font l’objet d’une thérapie antidouleur invasive, c’est-à-dire d’un acte médical qui comporte un passage à travers le revêtement cutané ou muqueux. Ce sont surtout les injections, l’administration d’analgésiques ou d’autres médicaments à proximité de la moelle épinière, par un cathéter ou une « pompe », les blocages de nerfs, l’implantation d’un stimulateur, le procédé de la cryoanalgésie, les vertébroplasties et les interventions neurochirurgicales destructives ainsi que d’autres interventions chirurgicales. Certaines méthodes s’utilisent à la fois à des fins diagnostiques – pour déterminer la cause des douleurs – et thérapeutiques.

Traitement de la Douleur par Médicaments Adjuvants

Les médicaments adjuvants

Dans des cas de douleurs spécifiques, les analgésiques sont souvent combinés à des médicaments dits coanalgésiques. Il s’agit de médicaments qui n’ont eux-mêmes aucun effet antidouleur, mais qui peuvent améliorer l’effet antidouleur avec les analgésiques. Ainsi, les corticostéroïdes prescrits en cas de rhumatismes et d’asthme sont efficaces contre les douleurs dues aux gonflements ou œdèmes. En cas de douleurs nerveuses brûlantes ou « perçantes », les médicaments développés pour le traitement de l’épilepsie (antiépileptiques et anticonvulsivants) soulagent souvent le patient. Parfois, certains antidépresseurs sont également efficaces. Ces médicaments améliorent le moral des patients dépressifs et peuvent ainsi contribuer eux aussi à atténuer les douleurs. Les antispasmodiques sont efficaces contre les spasmes, surtout au niveau de l’appareil digestif ainsi que des voies biliaires et urinaires. Les relaxants musculaires (myore-laxants) sont souvent prescrits à des patients qui présentent des tensions musculaires douloureuses parce qu’ils ne peuvent pas quitter leur lit ou souffrent d’un stress psychologique.

Traitement de la Douleur par Opioïdes

Les opioïdes: action et effets secondaires

Les opioïdes bloquent la transmission des stimuli douloureux au cerveau et préviennent ainsi le développement d’une mémoire de la douleur. Parmi les représentants naturels de cette catégorie de substances, citons les endorphines que le corps humain secrète automatiquement lorsqu’une douleur survient. L’important avec ces médicaments, c’est qu’ils soient pris régulièrement, selon un planning fixe. Résultat: l’effet antidouleur est lui aussi uniforme et constant. Les opioïdes modernes, dits à action retardée, se diffusent dans le corps de manière lente et continue et ne doivent donc pas être pris aussi si fréquemment. Ils existent sous forme de gélules, comprimés, sirop, gouttes et suppositoires.

Quant aux patchs, ils constituent un mode d’administration particulièrement confortable. La substance active traverse la peau pour aboutir dans le sang et, de là, parvenir dans la moelle épinière puis au cerveau. En général, les patchs doivent seulement être changés tous les trois jours et ont parfois moins d’effets secondaires. La plupart des patients préfèrent les patchs aux comprimés.

Les effets secondaires fréquents avec les opioïdes sont les nausées, les vomissements et les vertiges. En début de thérapie, ces effets doivent absolument être traités en parallèle, par une médication adéquate. Généralement, ils disparaissent après environ deux semaines.

L’effet secondaire le plus important des opioïdes forts est la constipation. Elle doit être traitée systématiquement dès le début, par des médicaments adéquats.

Traitements Médicamenteux de la Douleur

les médicaments pour soulager la Douleur

Lors du traitement médicamenteux, le médecin procède selon les trois paliers de l’échelle antidouleur de l’Organisation mondiale de la santé (OMS):

Pailer 1
Analgésique non opioïde
±adjuvant
Pailer 2
Opioïde faible
±analgésique non opioïde
± adjuvant
Pailer 3
Opioïde fort
±analgésique non opioïde
±adjuvant
p. ex.
métamizole, diclofénac, acide acétylsalicylique,
ibuprofène
p. ex.
tramadol, dihydrocodéine, tilidine
p. ex.
fentanyl-TTS, morphine
forme retard., buprénorphine
Modèle selon OMS 1996

 

Palier 1: Le palier 1 comprend des médicaments comme le paracétamol ou l’acide acétylsalicylique pour des douleurs d’intensité faible à modérée. Beaucoup de ces médicaments sont disponibles sans ordonnance en pharmacie. C’est très utile dans des cas précis, comme p. ex. des maux de tête aigus. En cas de prise à long terme, il convient cependant d’en parler au médecin parce que ces médicaments peuvent être nocifs pour les reins et le foie.

Palier 2: Si les médicaments du palier 1 ne suffisent pas à soulager les douleurs, le palier 2 est appliqué. Il comprend les opioïdes dits faibles, comme p. ex. le tramadol ou la codéine.

Palier 3: Le palier 3 comprend les opioïdes forts, comme p. ex. la morphine, la buprénorphine ou le fentanyl. Seule l’intensité de leur action les distingue des opioïdes faibles. Les opioïdes forts s’utilisent lorsque les médicaments des paliers 1 et 2 ne suffisent pas à soulager les douleurs.