La mémoire de la Douleur

La mémoire de la douleur

Lorsqu’en cas d’absence ou d’insuffisance de traitement antidouleur, les signaux de douleur se répètent constamment et que des stimuli très douloureux ne cessent de traverser les fibres nerveuses. Celles-ci peuvent alors se modifier durablement. Elles se « souviennent » de la douleur et constituent, comme nous l’avons déjà évoqué au début, une mémoire de la douleur. Conséquence: même des stimuli légers, comme le contact, la chaleur ou l’extension, sont brusquement ressentis comme douloureux. Mais les stimuli douloureux peuvent aussi être transmis sans influence extérieure. Alors, la douleur a perdu sa fonction utile pour devenir une affection à part entière, à savoir une douleur chronique.

Comment le corps traite-t-il la douleur?

Des stimuli très douloureux et constants modifient à long terme les fibres nerveuses. Les nerfs concernés deviennent hypersensibles et signalent même de légers stimuli ou contacts comme douleurs lorsqu’ils arrivent au cerveau.

 

 

C’est au niveau du cerveau que notre corps traite véritablement la douleur. Celle-ci y est perçue alors consciemment, par la reconnaissance de son lieu d’origine, son intensité et sa durée. L’apparition de la douleur est stockée comme expérience. D’autres facteurs, comme p. ex. l’état émotionnel au moment de la sensation de douleur, influencent le traitement ultérieur de la douleur.

Les stimuli douloureux sont perçus par des récepteurs de signaux de douleur et transmis à la moelle épinière par des voies nerveuses

 

Lorsqu’une douleur survient, un réflexe de protection se déclenche dans la moelle épinière (p. ex. le retrait de la main au contact d’une plaque brûlante). De fines fibres nerveuses de la moelle épinière transmettent les signaux de douleur au cerveau de manière électrique et par certains messagers (les neurotransmetteurs).